La peur

La peur

Qu’est-ce que la peur?

La peur est un créateur. Et je serais un menteur si dans la douceur de cet instant en cette heure, j’occultais la douleur, ressentie en mon corps et dans sa profondeur, entamant lentement une sieste digestive remplie de chaleur.

En quoi est-elle un créateur?

Puisque je ressens de la douleur, elle me pousse à chercher en mon coeur, des solutions pour qu’ainsi cesse les pleurs. Ce procédé libérateur d’observer consciemment la peur et de chosir de l’aimer comme une grande soeur, jouant le rôle important de protecteur de cette âme en fleur, est tout à notre honneur.

Ainsi libéré, de ce rôle conditionné par le poids du passé, il ne nous reste plus qu’à créer, rayonner et s’émerveiller de cette vie partagé avec notre bien aimée.

Papa

Papa

Alors me voilà, dans cet endroit, entouré ça et là, d’une humanité, me redonnant foi en la confiance en moi.

J’aimerais que ce passé, immaculé d’image figées, de notre relation déjà bien entamée, basée sur des schémas trop érronés, de l’idée que je me fait de ce lien sacré qu’est la parenté.

Merci la Vie, pour ces instants de magie, partagés avec ces âmes-is qui remplissent d’énergie, mon coeur endolori, d’un amour infini, ravivant la flamme qui s’était endormie, d’un artiste quelque peu engourdi.

Chilhood

Chilhood

L’enfance nous laisse des traces. Ce passé qui nous enlasse, et qui chaque jour refait surface, alors qu’on le ressasse, avec l’espoir qu’il ne s’efface, nous guide dans un monde de glace.

La vie est simple hélas, en me focalisant sur l’ombre, j’en oublis l’espace, qu’occupe la lumière, qui se cache derrière la glace.

Une nuit de pleine Lune

Une nuit de pleine Lune

Une nuit de pleine lune

Photo by Jason Blackeye (Unsplash)

La lumière de la Lune innondait mon corps. Nous étions là avec Haley, les atomes carbonés de nos corps réchauffés par la douceur de cette nuit partagés, prés de Grand-Père Feu, chargés d’image bien intentionnées. Cette nuit là a été, pour mon esprit bien maltraité, une guérison du passé que je ne saurais oublier. Les images se sont enchaînées, dans la fluidité, de ce voyage rêvé, éclairant ce passé de trop d’obscurité selon ce nouveau-né qui était en train d’émerger. Cette nuit de pleine Lune a éveillé la force en moi de créer cette douce vie rêvée. Je me suis réveillé, avec la subtile envie de partager mes rêves illuminés à notre belle Humanité.

Un avion râté, une opportunité gâchée

Un avion râté, une opportunité gâchée

Je suis à l’autre bout du monde, en Thaïlande, à quelques milliers de kilomètres de ma famille et de ma maison. Je réalise mon rêve de voyager depuis 4 mois et pourtant je ne suis pas heureux. Je m’apprête à découvrir le Cambodge, et j’y vais avec l’âme en peine. Pourquoi? Parceque ce n’est pas comme ça que je voyais mon voyage. Je suis parti précipitamment, j’étais au fond encore, je fumais des joints et buvait de l’alcool, je transpirais la tristesse et la peur.
J’avais posais comme intention pour ce voyage de me découvrir, d’être confiant et authentique et de me sortir les doigts du cul pour réaliser mes rêves, pour libérer le potentiel que je ressens au fond de moi. Pour libérer ce potentiel que je n’ai pas su libérer ce jour là où j’avais à faire mes preuves sur un match de foot pour entrer en sport étude à Mérignac, où durant ce match de foot contre Lorient en coupe de France où j’ai laisser la peur me brider. Trop de fois j’ai laissé passer les occasions de briller, trop d’opportunités j’ai gâché pour un confort qui n’est qu’une illusion car une prison dorée enfermant l’être illuminé et rayonnant que nous sommes.
J’ai l’âme en peine et la frustration collé au corps car je suis à Bangkok à l’aéroport et j’ai râté mon avion.
Il ne me reste plus d’argent, c’est un ami Thaïlandais qui prend soin de moi, et j’ai honte. J’ai honte car j’ai choisi de rester ici à voyager pour réaliser mes rêves et me dépasser et j’échoue, je dépends des autres concernant l’argent et je répands autour de moi du désordre, de la tristesse, de la pitié, de l’échec.
J’ai honte et je suis en colère car c’est moi l’occidental gavé de confort et de “richesse” qui reçoit de l’argent d’un thaïlandais ayant grandi dans la pauvreté.
C’est rencontre et cette aide que je reçois en permanence quand je suis en galère m’apprend énormément et m’indique que je ne peux que réussir dans cet objectif de répandre la lumière. Seul moi m’impose des limites, des freins, des barrières dans cette libération du plein potentiel.
Quand vais-je libérer la vanne? Quand vais-je  accepter de laisser le tuyau débiter librement ce qu’il a à débiter? Vais-je attendre la maladie, l’accident? Car je sais, je l’ai lu et vu que ce sont ces blocages mentaux, conditionnés par la peur qui créent des noeuds troublant le libre fonctionnement de notre véhicule terrestre.
J’ai peur. Je me chie dessus quand j’ai la possibilité de rayonner, quand je sens que je peux faire de ce moment que je vis un moment lumineux, merveilleux. J’ai peur de réussir, j’ai peur de réussir. Du coup dans mon esprit que ce passe t-il? Je me focalise sur cette peur, la nourrit par des pensées du style “comment je vais faire pour générer de l’argent dans le mois qui arrive?” “Suis- vraiment capable de générer de l’argent en un mois et de continuer mon voyage?” “ça ne marchera pas, du coup c’est peut-être mieux que je rentre en France”. Et voilà comment je flingue la confiance en moi de créer des moments magiques, des miracles, car j’ai déjà vécu des miracles, d’ailleurs on les appelle des miracles mais ce sont tout simplement des instants où on laisse libre la circulation de la création en nous. J’ai soigné ma chienne avec mes mains, après avoir débuté une méthode de méditation enseignée dans un ashram en Inde.
Je découvre mon potentiel créateur depuis maintenant quelques temps, et celui-ci me fait peur! J’ai parfois conscience de trop d’aspect à l’extérieur de moi-même et suis inconscient de mes propres programmes. Je crois que la beuh, le cannabis à affecter certaines partis de mon cerveau et ma un peu trop perchée. Aujourd’hui j’ai loupé mon avion simplement parceque je ne me suis pas renseigné sur l’heure à laquelle les portes se ferment précédent le vol. J’ai du mal à vivre avec les règles terrestres, je suis bien dans ma tête dans mon monde. J’ai du mal avec les institutions, avec le fait qu’il y ai des frontières et des visas. J’ai du mal à être stable et à bosser sur un projet tous les jours, je suis comme un papillon qui butine de fleur en fleur, mais je ne me sens pas abeille ramenant l’argent du beurre à la ruche. Je m’éparpille, je me perds, je suis frivole et volatile. Les souffrances me ramène sur terre, les problèmes aussi.
Anjourd’hui dans l’avion, nous étions au-dessus des nuages, surplombant une mer blanche de pureté, laissant émerger ici et là des montagnes “moltonelles” comme dirait mon père, cela ressemble à la texture du coton de ce que je comprend quand il dit ça.
Dans ce décor infini, j’y ai vu le paradis, comme indiqué dans les films, là où les dieux se la coule douce dans un paysage pur à l’ambiance reposante.
En effet au dessus des nuages c’est reposant. Je suis rester là à admirer ce calme, libre de toute contrainte, libre de tout blocage.
Et puis j’ai pris conscience de ce que je venais foutre sur terre. Là haut c’est vide, vide de création, il n’y a rien à faire juste à s’émerveiller et constater la beauté.
Ici sur terre c’est le chaos mêlé à l’ordre, et c’est avec cette “merde” que l’on crée de la pureté. J’ai alors pris conscience qu’ici bas je suis ici pour créer, créer et uniquement créer. L’air que je respire est crée par des arbres qui se nourrissent d’un air carboné pour créer un air oxygéné. Moi être humain que je suis j’ai à me nourrir d’émotions de chaos pour créer de l’ordre. J’ai à me nourrir d’émotions de peur matérialisant le chaos, la séparation et la division dans mon esprit et dans mon corps, et de ces émotions créer de l’ordre inspirant la paix, l’unité et l’amour dans mon être et dans ma vie. Et cela, cet acte de création j’ai à le réaliser depuis mon corps d’être humain et pas uniquement depuis ma tête perchée dans les nuages. C’est en posant des actes simples, en marchant petit pas par petit, étape par étape que le chemin sera le plus agréable.
Alors je vais faire ces étapes, je vais ouvrir une partie blog pour partager avec authenticité, spontanéité et vulnérabilité ce que je vis dans ce corps d’être humain et lâche mon rôle de super héros voulant sauver la terre et l’humanité.
Je m’engage à partager un article toutes les semaines sur ce que je ressens, sans me soucier de l’aspect esthétique, simplement libérer le tuyau, répandre l’amour qu’il y a en moi même s’il est un peu entaché de remords, de jugements, de haine, de colère, cela en reste pas moins de l’amour.
Merci à vous d’exister et de me permettre de partager.
Je nous souhaite une belle nuit et que celle-ci amoindri de soucis nous laisse libre de nous réveiller au paradis.